قبائل الاشراف - شرفة- "فرنسي"

LES TRIBUS CHEURFA (NOBLES)

TRADUCTION D'UN FRAGMENT DU LIVRE DE LA VÉRITÉ
كتاب التحقيق)
Par MOHAMMEDBENBOUZID des Oulad Khaled (Djebel Amour)


On appelle Chérif (pluriel Chorfa) tout musulman qui peut prouver au moyen de titres réguliers qu'il descend de Fatima-
Zohra, fille de Mahomet et épouse de Sidi-Ali fils d'Abou-Taleb, oncle de ce dernier. Ces nobles d'origine jouissent d'une grande considération. Note de la Rédaction.
 
 
 
En parlant de ses descendants les (Chéurfa), le Prophète a dit:
« Que Dieu maudisse tout intrus parmi nous et tout apostat de notre famille!
 Aucun de mes serviteurs ne sera admis dans le Paradis,  tant qu'il restera sur la terre quelqu'un de ma postérité.
 Soyez bienveillants pour les miens; car ceux qui leur témoigneront de l'affection, Dieu sera lui-même leur bien-faiteur. Si l'un des membres de ma famille commet l'iniquité, moi seul en suis responsable. »
Les hommes de science ont dit:
« L'insulte ne doit pas souiller la famille du Prophète,  quand même la religion viendrait à être changée ou altérée, »
Le Prophète a dit encore au sujet de ses  descendants.:
« Celui qui les aimera m'aimera, et il jouira- du Paradis ; celui qui les haïra me haïra, et il sera plongé dans les flammes de l'enfer, eût-il prié et jeûné. Celui qui tuera quelqu'un de ma postérité, n'aura plus jamais droit à mon intercession.
 Malheur! malheur à celui qui les aura humiliés:! Malheur à celui qui leur prendra quelque chose! malheur à celui qui leur causera de l'effroi ! malheur à celui qui leur sera contraire !»
O musulmans ! ne méprisez pas les descendants du Prophète, de crainte que celui qui doit être votre intercesseur auprès de
Dieu ne devienne votre adversaire au jour de la- résurrection.
Il faut ajouter foi à l'origine de ceux qui se prétendent Cheurfa, jusqu'au moment où des preuves démontreront la fausseté de leur généalogie.
ÉTABLISSEMENT DES TRIBUS CHEURFA EN ALGÉRIE
Au mois de moharrem de l'année 169 de l'hégire 786), El Hoçeïn Ben-Ali, petits-fils du Prophète, fut tué dans la célèbre bataille livrée à El-Iazid Ben Meaouya, près de l’Oued-Karbil ou Gued-et-Tif. Trois de ses enfants, Omar, Ahmed et Abdallah,  perdirent aussi la -vie dans cette sanglante journée, avec 87 guerriers, leurs compagnons. De ses quatre autre fils, Ali, Haroun, Kader, Mohammed, ce dernier seul devait perpétuer la postérité du Prophète.
Abdallah, fils de ce Mohammed, laissa six enfants : Solimane, Mohammed, Ibrahim, Aïssa, Yahya, Idris.
Solimane, sultan de la Mecque, périt dans une embuscade ;
Ibrahim, sultan de Bassora, fut assassiné ;
Aïssa, gouverneur de Médine, sous Haroun er-Râchid, fut empoisonné.
Quant à Idris, qui s'était attiré l'inimitié du puissant Haroun er-Rachid, il se réfugia dans l'extrême couchant (province d'Oran ) et du Maroc), en compagnie de ses deux vizirs, Rached ben Merchéd el Koréïchi et Omar ben Mes'ab ez-Zahraoùy.
(L'auteur ne mentionné pas le sort des deux autres enfants).
Après un court séjour à Tlemcène, Idris se rendit à Miliana, qui portait alors le nom de Kçar Bou Mali ou de Kçar Faroun . Il y épousa la belle et intelligente Kounza, fille de Abd el-Madjid, gouverneur de la contrée.
Le bonheur d'Idris fut de courte durée. La haine du vindicatif Haroun er-Rachid le poursuivit dans sa retraite. Ce Calife,
bien résolu à se défaire d'Idris, lui dépêcha Solimane ben Djabeur et-Tabidi Ibn Khaldoun l'appelle -Soliman ben Horeïz surnommé Es-Chemmakh, qui réussit, à force d'adresse, à capter la confiance de l'exilé. Solimane fit un jour semblant d'approcher
de ses narines un flacon de parfums ; Idris, sans méfiance le lui prit des mains et en aspira fortement l’odeur , il tomba foudroyé.
Trois mois après la mort de son mari, Kounza mit au monde un fils qu'elle nomma Idris es-Serir (Idris le jeune).
A 12 ans, Idris es-Serir épousa Hosna bent Solimane. Ce mariage lui donna le commandement sur les Berbères (188-804)
Il mourut à l'âge de 48 ans, en mangeant un grain de raisin empoisonné. Il laissait, 12 enfants: Mohammed, Ahmed, Abdallah,
Eumrane, Aïssa, Daoud, Iahya, Ibrahim, Hamza, Omar, Katir et Ali.
Mohammed succéda à son père. Mais bientôt, redoutant l'envie et la jalousie de ses frères, il leur distribua son vaste territoire de la manière suivante :
A Ahmed, il donna le Djebel Habeut;
A Abdallah, Nefala (au Nord de la contrée marocaine, du Sous),
A Eumrane, Entadjacet (chez les Beni-Zeroual du Maroc) Tanger, et Zemma (Mezemma, ville et pays du Rif marocain),
À Aïssa, Asla (Salé),
A Daoud, El-Eurk (au sud deTedla),
A Iahya, Maroc,
A Ibrahim, Tadla (Province et ville du Maroc),
A Hamza, Selahma (contrée entre Mogador et Mekinès),
A Omar, Badès (ville du Rif marocain),
A Katir, le Djebel Fetah (chez les Beni-Zeroual),
A Ali, Tlemcène.
Telle est l'origine des Tribus Cheurfa répandues sur toute la terre (musulmane .
 
- LES TRIBUS CHEURFA.
Les Béni Katir et les Ouled Iahya.
Ces deux tribus ont donné naissance aux Béni Aïssa, Ouled Naceùr, Béni Kilane, Oulad bouzakri, Rir'a, Béni Hafed , Oulad Rahmoun. Elles ont également formé les Arabes nomades.
Les Béni Hamza ou Oulad Malek. Hamza, souche de cette tribu, mourut de la peste et laissa cinq enfants : Mohammed, Ahmed, Ali, Ibrahim, Moussa.
Mohammed succéda à son père dans le gouvernement de Selahma.
Ahmed se retira dans le pays des Senhadja et se fixa à Kola .
Il eut trois fils : Ahmed, Moussa et Iahya, qui fondèrent là tribu des Oulad Ahmed.
Ali s'établit aux Flissa. Mais les habitants de ce pays le forcèrent d'en sortir. Il se réfugia dans la montagne des Beni Fraous; puis à Sahridj, Son fils Ameur laissa deux enfants, Abdel-
Ouahad et Idir, qui donnèrent leurs noms à deux tribus.
Quant à Ibrahim, après avoir parcouru le Djebel Ketoul (dans le Rif marocain), il s'installa définitivement à Abtnil (près de
Oudjda).
Moussa choisit pour sa résidence le territoire des Béni Afal (Maroc), qu'il abandonna bientôt pour Mazouna (ville au N.-E. de Mostaganem).
Les Béni Djermoun et les Sekfa venus de Fedjadj (au sud de Figuig).
Les Oulad Aïssa et les Zeradal, qui se trouvent sur le territoire de Hamza, dans les montagnes du Babor et des Béni Abd el-Djebbar.
Les Béni Sedr'in et les Béni Ouzendr'in, qui sont, aussi originaires du pays de Fedjadj.
Les Kherachef, Halaza, Béni Boudrar, Béni Heurma.
Les Oulad Amara, Oulad-Kladj, Oulad Iakoub, Béni Khaled, Béni Solimane et Oulad Bou Becr, qui viennent tous de la montagne de Tesmaket.
Les Oulad Solimane, Araka, Menad, Oulad Oukil, qui ont pris naissance à Ahl Methar (au sud de Oudjda).
Les Bou Leït ou Oulad Naïl, qui sortent également du Djebel Tesmaket.
Mohammed, fils d'Abd Allah et petit-fils d'Idris es-Serir, avait laissé trois enfants : Naïl, Khelif et Abd er-Rahmane.
Naïl succéda à son père. Il donna son nom à la tribu des Oulad-Naïl, dont deux, fractions s'appellent : l'une, les Oulad Rhamoun, et l'autre, les Béni liai.
Khelif habita pendant toute sa vie le territoire des Béni Saïd.
Ses descendants sont les Béni Khelif.
Les Béni Salem sont, les uns sur les bords de l'oued Cheta (au nord de Fez), les autres dans la montagne des Amal (à l'est d'Alger).
Les Ghedjouara, qui se trouvent dans le pays des arbres à olives. Une de leurs fractions porte le nom d'Oulad Bou Ali ; les autres sont chez les Mer'raouat, les Béni Aïssa, à Teklane, et entre les Béni Melikeuch et les Béni Abbas.
 
Les Hiaïna, dans les montagnes des Amal, des Béni Habib et chez les Béni Aïssa.
Les Halafa, dans le Soueïd (au sud de Tiaret), le djebel Chennoua (près de Cherchell, à l'est), et chez les Arabes nomades.
Les Beni-Ameur, dans le Masdjed-Cheta (au nord de Fez), dans le djebel Itoudj, près de Bougie, le Djel Beni Robrine, et enfin dans les montagnes des Béni Djouad, près de Kadjloula.
Les Oulad Khaled, qui se trouvent, partie dans le pays des Hamza, des Béni Abbas, des Zouaoua, et partie dans le djebel Amour.
Cette tribu est une fraction des Béni Iahya, qui habitent la région de Taour'zoua (au sud de Tiaret) et celle de Mendas chez les Flita.
Le Kçar de Sidi Bouzid (dans le djebel Amour), dont la population est composée des descendants de Sidi Bou Zid. Une partie de la postérité de ce chérif a également formé la tribu des Oulad Zeradal (régence de Tunis).
Les Oulad Anane, qui ont pris naissance à Ahl Methar. Ils sont répandus dans les montagnes des Béni Djad, sur le territoire de Hamza, des Zouaoua; on les trouve encore dans le pays situé entre Mouzaya et les Béni Aïssa, dans le sud de l'Algérie ; où ils sont nomades, dans le djebel Titeri, où ils sont, appelés Oulad Allane.
Les Oulad Zekri ou Oulad Zerara, qui habitent le djebel Môknine (au sud de Fez) et le pays des Béni Djenad. Leur ancêtre, Zekri, s'était fixé à Mar'nia (Lalla-Maghnia).
Les Béni Ilmane, qui sont originaires de Fez. Leur ancêtre, Ilmane, avait fui le Maroc pour se fixer à Kola-Djemad (près de Mostaganem). On rencontre encore des fractions de cette tribu à Kola-Mesbir , chez les Béni Djenad, les Flissa et à Kola-Ouennour'a.
Les Serar'na, les Béni Hadi et les Djouata, qui résident dans le djebel Béni R'omara (Rif), le djebel Amal, ;le djebel Rached, et à Dialma (contrée du Sous, à l'ouest de Fez).
Les Mar'raoua, les Béni Ouertedr'ine et les Béni Mimoun, qu'on trouve à Mar'raoua (pays arrosé par le Chélif), où ils sont appelés Oulad Sidi Iakoub ech-Cherif, et à Hamza.
Les Béni Eumrane, qui ont pris naissance dans le djebel Rached.
Ils ont pour ancêtre Eumrane, qui, pendant longtemps, ne put obtenir que des filles des seize femmes qu'il avait épousées.
Enfin, l'une d'elles lui donna successivement quatre fils :
Mohammed, Iahya, Ahmed, Oun.
Mohammed, à la mort de son père, dont il fut le Khalifa ou lieutenant, se retira, dans le Djebel Rached, suivi de son frère Iahya, et Ahmed, dans le Djebel Béni Aïssa.
Quant à Oun, telle était sa réputation de sainteté que, dans tout le Mar'reb, il n'était question que de lui. Il se rendit à Fez; mais ne trouvant pas dans cette ville la tranquillité qu'il y avait espérée, il la quitta et alla résider à Maroc, puis à Tlemcène. Il se mit ensuite à parcourir le pays de Habeut et les régions du Sud.
Étant venu à el-Khadra (ville située sur le Chélif), des tribus berbères de cette localité s'emparèrent de lui et le gardèrent comme esclave pendant trois ans. L'émir Mohammed ben Kanbouche le délivra de sa captivité, l'attacha à sa personne, le combla de richesses et le maria à sa fille. Sa postérité porte le nom d'Oulad Oun.
Les Oulad R'az appelés Oulad Solimane. Une de leurs fractions habite les environs du Maroc. Le reste de la tribu est répandu sur le territoire des Béni Mimoun, des Zerkhfaoua et des Béni Abd el-Djebbar.
Les Oulad Aïssa ben Ioucef et les Oulad Bou Adnane, qui sont chez les Zouaoua, et font partie des propriétaires des arbres à olives.
Les Oulad Sidi Abd el-Kader el-Djilani. Ils ont pour ancêtre Djafar ben Hoceïne ben Mohammed ben Abd el Kader, fort connu à Bagdad. Cette tribu est établie dans l'Iemène.
ARNAUD,
Interprète militaire.